« Il n’y a aucune donnée scientifique pour qu’un médecin puisse défendre l’utilisation de la vitamine C » dans le cancer. Vraiment?

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« Il n’y a aucune donnée scientifique pour qu’un médecin puisse défendre l’utilisation de la vitamine C » dans le cancer. Vraiment?

05/02/2018 Hors catégorie 0

La déclaration

Dans un reportage à la Société Radio-Canada, le président de l’Association des médecins hématologues et oncologues du Québec (AMHOQ), Martin Champagne,

déclare :

Martin A. Champagne

Il n’y a aucune donnée scientifique pour qu’un médecin puisse défendre l’utilisation de la vitamine C sur une base de données probante.

et ce, dans un reportage qui rappelle qu’en Ontario, « le collège des médecins affirme que les patients peuvent prendre les décisions qu’ils souhaitent concernant leur santé, ce qui inclut la médecine complémentaire ».

Non content de faire mal paraître les médecins ontariens, le président de l’AMHOQ condamne ses collègues hors du Québec :

en dehors d’une étude clinique, il est inapproprié et non éthique d’administrer de la vitamine C.

Ce qu’il en est réellement

En raison de la nature débilitante de la fatigue liée au cancer et à la chimiothérapie et des autres effets indésirables ayant des répercussions sur la qualité de vie, tout traitement qui peut atténuer ces symptômes améliorera considérablement la qualité de vie (QV) des patients. Un certain nombre d’essais cliniques de phase I ont montré que la vitamine C par intraveineuse à dose élevée est sûre et bien tolérée chez les patients atteints de cancer, soit en monothérapie ou en association avec d’autres agents chimiothérapeutiques. Bien que les effets anticancéreux directs de la vitamine C par voie intraveineuse n’aient pas encore été confirmés par ces petites études, il existe des preuves probantes que la vitamine C par voie intraveineuse peut améliorer la QV du patient cancéreux et atténuer de multiples facettes de la fatigue. Les patients souffrant de fatigue liée au cancer se voient souvent prescrire des stimulants du système nerveux central, en dépit d’une base limitée de données probantes et du fait qu’ils sont souvent inefficaces.

CARR, Anitra C., VISSERS, Margreet, et COOK, John S. The effect of intravenous vitamin C on cancer-and chemotherapy-related fatigue and quality of life. Frontiers in oncology, 2014, vol. 4, p. 283.

En somme, le président de l’Association des médecins hématologues et oncologues du Québec juge non éthique l’utlisation d’une molécule non brevetable bénéfique et sans dangers au profit de stimulants brevetés et profitables, mais sans véritable « base de données probantes ».

 

Signez la pétition Légaliser les injections de vitamine C au Québec
« Nous demandons que les médecins puissent prescrire de la vitamine C par injection et que le patient puisse recevoir son traitement au Québec par un professionnel de la santé autorisé! » SIGNEZ ICI (plus de 11 000 signatures au 6/2/18)

Voir également

Une étude sur 125 patientes atteintes de cancer du sein.

 

 

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